La prime à la conversion nationale pour les voitures s'est éteinte le 2 décembre 2024, laissant place aux subventions locales et au bonus écologique pour soutenir le passage à l'électrique.
Les commandes passées avant cette date doivent être facturées au plus tard le 14 février 2025 pour bénéficier de l'aide, tandis que le rétrofit reste subventionné jusqu'à 5 000 €.

La prime à la conversion, c'est (presque) fini : ce qu'il faut savoir
L'arrêt officiel du dispositif pour les voitures
Il ne faut pas se voiler la face : la prime à la conversion nationale pour les voitures, c'est terminé. Depuis le 2 décembre 2024, le couperet est tombé pour les voitures particulières et les camionnettes. Inutile d'espérer un miracle pour une commande récente, le guichet est clos.
Pourquoi ce stop brutal ? Le gouvernement a décidé de réorienter massivement les aides budgétaires. Concrètement, si vous signez un bon de commande aujourd'hui, cette subvention n'est plus accessible. C'est une nouvelle donne qu'il faut accepter immédiatement.
Tout n'est pas noir pour autant. Le dispositif survit heureusement pour deux catégories spécifiques : les vélos et le rétrofit. Une maigre consolation, certes, mais cette opportunité existe toujours.
La période transitoire : qui est encore concerné ?
Vous avez été réactif ? Une période de sursis s'applique uniquement si vous avez commandé votre véhicule jusqu'au 1er décembre 2024 inclus. C'est la seule porte de sortie pour espérer toucher l'aide promise.
Attention, le piège est ici. Votre véhicule doit impérativement être facturé, ou le premier loyer versé, au plus tard le 14 février 2025. Si vous dépassez cette date fatidique d'un jour, l'aide s'envole, peu importe que la commande soit antérieure.
Une fois la facture en main, ne traînez pas. Vous avez exactement 6 mois suivant la date de facturation pour déposer le dossier complet. Le compte à rebours est lancé pour ces ultimes demandes.

Les conditions d'hier pour les derniers dossiers
Maintenant que l'on sait qui peut encore y prétendre, il faut se souvenir des règles qui s'appliquaient. Car ce sont bien les anciennes conditions qui restent valables pour ces dossiers en sursis.
Quel véhicule fallait-il envoyer à la casse ?
Le principe fondamental reposait sur la mise au rebut d'un vieux véhicule polluant. Sans vieille voiture à détruire, pas de prime à la conversion possible. C'était la condition sine qua non pour débloquer l'aide.
Il fallait sacrifier un diesel immatriculé avant 2011 ou une essence d'avant 2006. Cela concernait les véhicules avec une vignette Crit'Air 3, 4, 5 ou non classé. Vous deviez aussi posséder cette auto depuis au moins un an.
La destruction devait impérativement se faire dans un centre VHU (Véhicules Hors d'Usage) agréé. Cette étape administrative restait totalement non négociable pour valider votre dossier.
Quelle voiture électrique pouviez-vous acheter ?
Le véhicule visé devait être considéré comme "propre" par l'administration fiscale. On parlait essentiellement de modèles 100 % électrique ou à hydrogène. Les hybrides rechargeables restaient éligibles, mais sous des conditions drastiques.
Pour du neuf, le plafond de prix d'achat ne devait pas excéder 47 000 €. L'auto ne devait pas émettre plus de 20g de CO2/km. Le poids du véhicule entrait également en ligne de compte dans l'équation.
Le marché des véhicules d'occasion n'était pas oublié par le dispositif. C'était possible, tant que le modèle était électrique. Il fallait juste respecter certaines règles spécifiques d'ancienneté et de provenance.
Les alternatives en 2026 : les aides qui prennent le relais
La prime nationale étant sur sa fin, le jeu a changé. Heureusement, d'autres dispositifs existent pour vous aider à passer à l'électrique, et certains sont même plus intéressants.

Les aides locales : le vrai coup de pouce des métropoles
La fin de l'aide nationale renforce le rôle des territoires. De nombreuses métropoles, notamment celles avec une ZFE (Zone à Faibles Émissions), débloquent leurs propres subventions pour soutenir votre transition.
Voici quelques exemples concrets pour illustrer ces opportunités :
- Métropole du Grand Paris : aide "Métropole Roule Propre !" maintenue et cumulable avec le bonus.
- Métropole de Lyon : jusqu'à 3 000 € pour les particuliers selon le revenu fiscal.
- Grenoble-Alpes Métropole : jusqu'à 3 500 € pour les foyers sous conditions de revenus.
- Eurométropole de Strasbourg : un "compte mobilité" pouvant aller jusqu'à 2 500 € contre la mise à la casse d'un vieux véhicule.
Le bonus écologique et le leasing social
Ne confondez pas tout. Le bonus écologique est une aide directe à l'achat d'un véhicule neuf peu polluant, sans condition de mise à la casse. Notez simplement que son montant a aussi évolué.
Autre option : le leasing social, opérationnel dès le 30 septembre 2025. Il cible les ménages avec un revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 300 €, visant des loyers sous 200 €/mois.
Pensez au rétrofit : une aide toujours d'actualité
Pourquoi acheter forcément du neuf ? Le rétrofit consiste à transformer votre véhicule thermique en électrique. C'est une alternative astucieuse pour conserver votre voiture tout en changeant sa motorisation.
Bonne nouvelle, la prime au rétrofit est maintenue. L'État finance jusqu'à 5 000 € pour une voiture, dans la limite de 80% du coût de la transformation.
Démarches, cumul et pièges à éviter
Entre les aides qui s'arrêtent et celles qui évoluent, la confusion règne souvent. Faisons le point sur les aspects pratiques pour sécuriser votre dossier et ne rien rater.
Le grand tableau récapitulatif des aides
Pour y voir clair, ce tableau condense les dispositifs encore actifs. C'est l'outil idéal pour comparer les options restantes.
| Type d'aide | Pour qui ? | Montant indicatif | Cumul possible ? |
|---|---|---|---|
| Bonus écologique | Tous | Jusqu'à 4000-7000€ | Oui avec aides locales |
| Prime à la conversion (transitoire) | Derniers dossiers | Jusqu'à 5000€ | Oui avec bonus |
| Aides locales (ex: Grand Paris) | Résidents métropole | Variable (ex: 6000€) | Oui avec bonus |
| Prime au rétrofit | Tous | Jusqu'à 5000€ | Oui avec bonus |
| Leasing social | Ménages modestes | Loyer < 200€ | Non cumulable bonus |
Les étapes de la demande et les pièges courants
La procédure s'effectue exclusivement en ligne sur le site officiel. Avant de débuter, assurez-vous d'avoir numérisé tous les justificatifs requis pour éviter tout blocage administratif.
Voici les erreurs fatales qui entraînent souvent un refus :
- Ne pas vérifier son éligibilité avant de commander le véhicule.
- Oublier un justificatif (carte grise, certificat de destruction...).
- Dépasser les délais de facturation ou de dépôt (6 mois).
- Revendre le véhicule trop tôt (minimum 1 an et 6 000 km).
Un conseil : utilisez toujours le simulateur officiel pour valider vos droits. Les promesses orales en concession ne garantissent rien. Seul le site du service public fait foi.
Si la prime à la conversion nationale tire sa révérence, la transition électrique reste soutenable grâce aux alternatives. Bonus écologique, aides locales ciblées ou futur leasing social : les leviers financiers évoluent. Soyez vigilant sur les cumuls et les délais pour sécuriser votre investissement et réussir votre passage au zéro émission.
FAQ : Faire le point sur les dispositifs en vigueur
La prime à la conversion est-elle reconduite en 2025 pour les voitures ?
Pour être tout à fait transparent, la réponse est non pour la majorité des cas. Le dispositif national de la prime à la conversion pour les voitures particulières et les camionnettes a officiellement pris fin le 2 décembre 2024. En 2025, ce dispositif ne subsiste que pour le rétrofit (transformation d'un moteur thermique en électrique) ou pour l'achat de vélos. Si vous comptiez acheter une voiture électrique neuve ou d'occasion aujourd'hui en comptant sur cette aide spécifique, il faudra vous tourner vers d'autres subventions comme le bonus écologique ou les aides locales.
Quand s'arrête définitivement la prime à la conversion ?
L'arrêt des nouvelles demandes a eu lieu le 2 décembre 2024. Cependant, nous sommes actuellement dans une phase de "tuilage" administratif. Si vous avez signé votre bon de commande au plus tard le 1er décembre 2024, vous restez éligible, à une condition stricte : la facturation (ou le versement du premier loyer) doit intervenir impérativement avant le 14 février 2025. Passé ce délai, même avec une commande antérieure, l'aide sera perdue.
Qui a encore le droit à la prime à la conversion aujourd'hui ?
Actuellement, seuls deux profils peuvent prétendre à cette aide. D'une part, les automobilistes ayant commandé leur véhicule avant la date butoir du 2 décembre 2024 et qui attendent leur livraison avant la mi-février 2025. D'autre part, les propriétaires souhaitant effectuer un rétrofit électrique sur leur véhicule actuel. Pour ces derniers, l'aide est maintenue en 2025 avec un montant pouvant atteindre 5 000 €, sous conditions de revenus (RFR/part inférieur à 24 900 €).
Comment savoir si je suis éligible aux aides restantes ?
La réglementation évoluant très vite, ne vous fiez pas aux "on-dit". La méthode la plus sûre reste de consulter votre dernier avis d'imposition pour connaître votre Revenu Fiscal de Référence (RFR) par part. Ensuite, rendez-vous exclusivement sur le site officiel primealaconversion.gouv.fr. Pour les aides locales (qui prennent souvent le relais), je vous conseille de vérifier directement sur le site de votre métropole ou région, car les critères géographiques (ZFE) sont déterminants.
Comment obtenir les 7 000 € de bonus écologique ?
Attention à ne pas confondre les aides. Les 7 000 € (parfois évoqués comme montant maximal) concernent le bonus écologique majoré pour les ménages les plus modestes, et non la prime à la conversion. Ce bonus s'applique à l'achat d'un véhicule neuf. Pour l'obtenir, votre Revenu Fiscal de Référence par part doit être inférieur aux seuils fixés par l'État (généralement sous les 15 400 €, à vérifier selon les barèmes 2025 à venir). Notez que le leasing social, qui reviendra fin septembre 2025, proposera également une aide substantielle pour les revenus inférieurs à 16 300 €.
Quelles sont les règles de conversion pour les dossiers en cours ?
Pour les dossiers validés avant la date butoir, la règle d'or reste la mise au rebut d'un véhicule polluant. Concrètement, vous devez envoyer à la casse (dans un centre VHU agréé) un véhicule diesel immatriculé avant 2011 ou un véhicule essence immatriculé avant 2006. Vous devez être propriétaire de ce véhicule depuis au moins un an. C'est la condition sine qua non pour déclencher le versement de l'aide.
Quelle est l'aide de 4 000 euros pour l'achat d'une voiture électrique ?
Ce montant fait généralement référence au montant standard du bonus écologique qui était accordé aux ménages des tranches intermédiaires pour l'achat d'une voiture électrique neuve. Il est crucial de vérifier les barèmes en vigueur au moment de votre facturation, car le bonus écologique pour les voitures particulières va connaître des ajustements et une période transitoire jusqu'en septembre 2025. Certaines aides locales, comme celle de l'Eurométropole de Strasbourg, peuvent aussi atteindre ce montant de 4 000 € sous conditions.
Quelle voiture acheter pour bénéficier des aides à la conversion ?
Si vous êtes dans le cadre d'un dossier transitoire ou d'une aide locale cumulable, le véhicule acheté doit être "propre". Il s'agit majoritairement de véhicules 100 % électriques (ou hydrogène). Le prix d'achat du véhicule ne doit généralement pas excéder 47 000 € et sa masse doit être inférieure à 2,4 tonnes. L'objectif est de subventionner des véhicules raisonnables et non des modèles de luxe énergivores.
À quoi correspond la prime de 1 000 euros supplémentaire ?
Il s'agit de la surprime ZFE (Zone à Faibles Émissions). Si vous habitez ou travaillez dans une ZFE et que vous bénéficiez d'une aide de votre collectivité locale, l'État abonde votre dossier avec cette prime supplémentaire de 1 000 €. C'est un mécanisme "coup de pouce" cumulable très intéressant pour les citadins, qui reste pertinent tant que des aides locales sont actives.